» Le nouveau UFO-Foiler se veut avant tout un support accessible à n’importe quel pratiquant de dériveur dit archimédien. (…) Il suffit de quelques heures d’apprentissage pour commencer à voler en UFO-Foiler. (…) Une seule envie : recommencer au plus vite car l’UFO a tout pour plaire, addiction assurée!  « 

Paul GURY

Journaliste, Voile Magazine

Un super test réalisé par Paul GURY

Merci à Voile Magazine ainsi qu’à Paul GURY, qui consacrent un bel article de quatre pages dans l’édition de septembre 2018, avec un titre dithyrambique : voler, tout simplement ! (A retrouver en kiosque)

Voler, tout simplement !
Voler, excusez-nous, « foiler » est à la mode! II suffit de constater I’attrait de ces nouveaux dériveurs à plan porteur sur les jeunes generations mais pas que pour s’en convaincre …

Mis à disposition par, la SNT le tout nouveau UFO-Foiler se veut avant tout un support accessible à n’importe quel pratiquant de dériveur dit archimédien. Bien sûr, il demandera quelques heures de prise en main et de belles gamelles sont à prévoir mais rien avoir avec la technique exigée par le Moth ou le One Fly (qui nous accompagne durant cet essais) par exemple. Importé en France depuis peu ce petit catamaran monobloc d’un peu plus de 3,23 m a tout pour conquérir le monde des clubs et des écoles de voile.

Son secret: une stabilité initiale rassurante autorisée par ses deux coques, un plan porteur sous le safran (la gouverne de profondeur) les deux foils en T positionnés au centre du catamaran pour augmenter encore l’équilibre de l’ensemble et garantir des amerrissages en douceur. Cette dernière disposition associée à un palpeur réglable dans la verticalité située au milieu des deux étraves permet in fine, de jouer sur la hauteur des foils en fonction de l’experience du barreur. Un peu à l’image des roulettes d’un vélo pour enfant : plus de hauteur correspondant à moins de stabilité! et vice versa.

Coté gréement UFO Foiler propose une combinaison wishbone/barres de flèche qui autorise un contrôle optimal du cintrage du mât. On reprendra à la main, par un bout placé devant le mât plus ou moins de tension dans le losange formé par cette association.

L’esprit de la planche à voile n’est pas loin, sa simplicité non plus. Quant au mat en trois sections, il est réalisé en fibre de carbone et en carbone de verre pour coiler aux exigences de rigidité et de flexibilité pour chaque segment. Idem pour le wishbone lui aussi construit en carbone-verre, toujours à la recherche de la solidité.
Apres avoir positionné le mât grace à son pied avec encoche en toute. Facilité, nous voilà prêt pour la mise à l’eau. L’envoi de la grand-voile en Mylar entièrement lattée s’effectue par le biais d’une ralingue classique. Mais celle-ci semble un peu étroite pour le passage de la voile à partir de la troisième latte : on devra s’y reprendre à plusieurs fois pour arriver à nos fins …

Si on cherche à aplatir la GV, on utilisera le palan bien multiplié de cunningham situé au pied de la voile et un système à plusieurs qui fait office de bordure.

DECOLLAGE A PARTIR DE 8 NOEUDS DE VENT La mise à l’eau de l’engin volant est une formalité : seulement 31,5 kg à déplacer pour cette double coque à fond plat conçue en Infusion vinylester renforcée d’une couche de noyau fibre de verre reste facile à manipuler et à transporter. Enfin, un chariot de plage monté sur des roues basse pression permet d’évoluer sur tous types de sols. tant sur la plage que dans le parking à bateaux. Une fois à flot, en fonction des conditions météo rencontrées, on peut partir en mode solo et sans assistance ou au contraire se faire aider par un pneumatique le temps de descendre le plan porteur du safran qui n’a pas de position intermédiaire. Ce dernier étant bloqué en position basse par un bout. Il faut un peu de profondeur avant d’être en capacité de manoeuvrer correctement son UFO.

A ce propos, un jonc en plastique a du être rajouté par les moniteurs de la SNT en tête de safran pour permettre son blocage en navigation, la société américaine n’ayant pas fourni de pièce spécifique. Rien de grave mais de petites finitions perfectibles ici et là. Avant de partir pour mon premier vol – du moins vais-je essayer de m’extraire de la pesanteur marine-, je n’oublie pas de r@régler le foil (son rake) en position neutre grace à un axe traversant. La logique serait d’avancer l’axe à mesure que le vent forcit mais là encore, pas de certitude tellement ce nouveau support demande encore des heures d’expérimentation. Malgré quelques risées qui rentrent dans le chenal de la Trinité, il faut tout de même un minimum de 8 noeuds de vent pour commencer à déjauger. Je profite de ce temps mort pour m’essayer au One Fly, carrément le niveau supérieur… D’une instabilité redoutable, il n’est même pas question d’essayer de voler mais juste de rester à bord. Je passerai ma matinée à dessaler-dessaler en épuisant peu à peu mes forces… la pause déjeuner sera la bienvenu en attendant un thermique annoncé plutôt costaud en milieu d’après-midi.

Accompagnes de moniteurs des Glénans descendus de leur archipel pour tester ce nouveau foiler, nous multiplions les essais à la sortie du chenal. Rien à voir avec les sensations d’un dériveur classique, pour ma part je dois tout réapprendre. Il faut beaucoup de réactivité à l’écoute car avec la vitesse. le vent apparent change très vite. Mais aussi ne pas hésiter à choquer dans l’abattée tout en restant complètement à la contre gite pour permettre à l’UFO d’amorcer le vol. Malgré plusieurs catapultes en douceur -c’est pourquoi un équipement de protection comprenant casque, gants, chaussons et combinaison est indispensable-, les sensations sont tout de suite au rendez-vous et le vol jamais très loin pour un débutant complet …

UN FOILER QUI REND HEUREUX

Nul doute qu’une demie journée de pratique aurait été suffisante pour appréhender la phase de vol. L’assiette du bateau et la stabilité en vol sont pilotées par le palpeur d’étrave qui contrôle le volet d’incidence situé sur bord de fuite du foil avant. Le palpeur d’étrave détecte automatiquement la distance entre la coque et la surface de l’eau et corrige en permanence la position du volet. En revanche il est difficile de virer sans vitesse à cause d’un centre de dérive très avancé par rapport au centre de voilure. On pourra toujours privilégier l’empannage mais attention au soleil en sortie ! Je préfère rapidement laisser les pros s’y coller pour le plaisir du spectacle. L’UFO se met alors littéralement à voler au-dessus de l’eau à plus de 15 noeuds sans forcer, des paquets de mer arrosant régulièrement l’heureux testeur au moment de retoucher l’élément liquide.

Le sourire s’affiche sur tous les visages. Alors certes, il est facile à faire voler mais épuisant même pour des sportifs habitués à une telle intensité. Il faut dire que le vent n’était pas forcément le plus adéquat pour une première expérience. Pour autant le sourire s’affiche sur tous les visages et c’est avec regret que nous devons siffler la fin de la récré… Avec une seule envie : recommencer au plus vite car l’UFO a tout pour plaire, addiction assurée !

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